Outil avenant et protéiforme, la musique permet de toucher – simultanément ; directement ou indirectement - différents aspects de l’accompagnement à la réinsertion sociale de l’individu.
Elle permet tout d’abord de ramener la personne à un vécu plus rassurant ou à des tranches de vie positives (enfance, jeunesse,…). Les résidents vivant pour la plupart dans les contingences du présent, la musique peut contribuer à faire resurgir en eux des souvenirs plus heureux et à exprimer certains affects de manière constructive. En soit, et au-delà de sa dimension occupationnelle, l’intervention musicale peut donc naturellement devenir un terrain d’expression, verbal ou non-verbal.
Outre cette capacité à favoriser l’expression individuelle, la musique permet aussi d’ouvrir, voire de reconstruire le rapport aux autres. Universelle, elle touche les résidents quelque soit leur langue maternelle. Pratiquée dans le cadre d’un projet musical collectif, elle contribue à casser le rapport « dominant / dominé » habituellement subi, en repositionnant notamment les compétences des uns sur une autre échelle de valeurs…
En tant qu’activité, la visite régulière d’un musicien professionnel permet également d’offrir un cadre et des perspectives d’avenir, aussi proches et ténues soient-elles. Tout comme les autres activités prévues au sein du FAM, l’intervention musicale pourra contribuer à combler l’ennui et à casser les rythmes de vie basés sur l’attente et les activités de fuites destructrices (alcool, drogues,…). La modularité de ces interventions permettra de mettre en place des projets (ou des micro-projets) musicaux, inclus dans un programme d’activités et ritualisés dans le temps.





